Les procédés Anciens

 

L’ambrotype est un procédé photographique dont le nom fut inventé par le daguerréotypiste Marcus Aurelius Root (1808-1888). Cette technique est popularisée et améliorée à Boston par James Ambrose Cutting et son associé Isaac Rehn qui déposent un brevet en 1854. Selon certaines sources, l'invention du procédé reviendrait à Cutting, seul, Root lui ayant suggéré, par l'intermédiaire de Isaac Rehn, le nom d'ambrotype et son étymologie grecque faisant le lien avec son second prénom « Ambrose ». L’ambrotype a concurrencé le daguerréotype en raison de la rapidité d'obtention des images (2 à 4 secondes) et de son prix de revient peu coûteux.

 

L'Argentype est le terme qui désigne le dispositif de création utilisé par Jean-Marie Fadier pour la réalisation de ses photogrammes sans référent : ses travaux sont liés au processus de la photographie argentique noir et blanc : exposition, révélation, fixage. L'originalité du dispositif de création de l’argentype peut se définir ainsi : l’exposition à la lumière du papier photosensible noir et blanc est réalisée sans appareil photo, et le traitement chimique (révélateur, fixateur, rinçage) s’inscrit sans discontinuité dans le même espace de durée et de lieu. Par le libre jeux des choix des dosages, du temps de pose, le geste de l’artiste, appelé parfois "signature", devient alors le “cœur” du dispositif. Apparaissent alors des formes et des couleurs.

 

L'autochrome est un procédé de restitution photographique des couleurs breveté le 17 décembre 1903 par les frères Auguste et Louis Lumière. C'est la première technique industrielle de photographie couleurs, elle produit des images positives sur plaques de verre. Elle fut utilisée entre 1907 et 1932 environ. On lui doit en particulier de nombreuses photos de la Première Guerre mondiale.

 

 

Le bromoil est un procédé des débuts de la photographie, très populaire chez les pictorialistes pendant la première moitié du XXe siècle. La douceur, le rendu proche de la peinture des tirages sont typiques de ce genre et ont récemment amené les photographes d'art à utiliser à nouveau cette méthode. Heinrich Kühn, Study in Tonal Values III, 1908. Transfert de bromoil sur tissu. Le bromoil est basé sur l'impression à l'huile, donc les origines remontent au milieu du XIXe siècle. Un inconvénient des tirages à l'huile était que la gélatine était trop lente pour permettre l'agrandissement, donc les négatifs devaient être aux mêmes dimensions que les positifs. Après que G.E.H Rawlins a publié en 1904 un article sur la méthode du tirage à l'huile, E.J Wall en 1907 a décrit théoriquement comment il pouvait être possible d'utiliser des négatifs plus petits pour produire un positif au bromure d'argent, qui devrait donc être durci et blanchi pour être ensuite encré selon le procédé à l'huile. C. Welborne Piper est ensuite passé de la théorie à la pratique, faisant naître le procédé au bromoil.

 

Le bromure d’argent (AgBr) est un sel insoluble de couleur jaune pâle, bien connu pour sa sensibilité inhabituelle à la lumière comme les autres halogénures d’argent. Cette propriété a permis aux halogénures d’argent de devenir le matériau de base de la photographie moderne. Le bromure d’argent est largement utilisé pour les films photographiques noir et blanc. Certaines personnes avancent l’hypothèse que le suaire de Turin a été fabriqué à l’aide de bromure d’argent. A cause de ses propriétés de photosensibilité, le bromure d’argent est aussi considéré comme un semi-conducteur. Ce sel peut être trouvé naturellement dans le minéral bromargyrite (bromyrite).

 

Le callitype ou kallitype est un procédé photographique ancien à base d'oxalate ferrique donnant des images aux tons sépia. Les images ont généralement une plus grande gamme de tons que les cyanotypes. Ces tirages étaient en vogue au XIXe siècle.

 

Le calotype (du grec kalos, beau et typos, impression), ou calotypie, est un procédé photographique inventé par William Henry Fox Talbot et breveté en 1841. Il permet d'obtenir un négatif papier direct et donc la possibilité de reproduire des images positives par simple tirage contact. Le procédé négatif-positif deviendra la base de la photographie argentique moderne.

 

Le Collodion humide est un procédé photographique inventé par l'anglais Frederick Scott Archer en 1851.

Ce procédé a connu une grande popularité jusqu'aux années 1870 - 1880 environ car il permettait d'obtenir des clichés d'une grande finesse et de rendre une gamme de gris particulièrement étendue. Il présentait toutefois un inconvénient majeur : le négatif devait être préparé, exposé, puis développé en un temps très court, car une fois sec il devenait insensible et si la prise de vue avait déjà été faite le négatif devenait impossible à développer. Selon les conditions de température et d'humidité ambiantes, l'opération ne devait pas dépasser 15 à 30 minutes au total.

 

Le cyanotype est un procédé photographique monochrome négatif ancien, par le biais duquel on obtient un tirage photographique bleu de Prusse, bleu cyan. Cette technique a été mise au point en 1842 par le scientifique et astronome anglais John Frederick William Herschel. Ce procédé utilise deux produits chimiques : Citrate d'ammonium ferrique (vert)Ferricyanure de potassium (rouge).

 

Le daguerréotype n'est pas le premier procédé photographique, mais les images produites par la plupart des procédés antérieurs avaient tendance à disparaître rapidement une fois exposées à la lumière et le procédé de Niépce au bitume de Judée requerrait, pour les prises de « vues », plusieurs jours de pose. Le procédé du daguerréotype est ainsi l'un des premiers à enregistrer et à afficher, de façon exploitable, une image permanente. Il est donc devenu le premier procédé photographique utilisé commercialement.

 

Le développement croisé est un processus visant à développer volontairement une pellicule photographique dans la mauvaise solution chimique.

 

Le ferrotype, aussi appelé melainotype, est une technique photographique mise au point en 1852 par Adolphe-Alexandre Martin et qui supplanta peu à peu l'ambrotype à cause du faible coût des matériaux utilisés et de la rapidité du procédé.

 

La gomme bichromatée est un procédé photographique non argentique inventé au XIXe siècle, consistant à utiliser de la gomme arabique et du bichromate de potassium.

 

L'Ilfochrome (connu aussi sous le nom de Cibachrome) est un procédé de tirage photographique couleur depuis un film inversible (ce dernier souvent sous la forme d'une diapositive couleur) produit par Ilford.

 

L'impression à l'albumine fut inventée en 1850 par Louis Désiré Blanquart-Evrard et fut le premier procédé commercialement exploitable pour réaliser des impressions de photographies à partir d'un négatif. Ce procédé utilise l'albumine que l'on trouve dans le blanc d'œuf afin de fixer les éléments chimiques photographiques sur le papier. Il devint le principal procédé d'obtention de positifs de 1855 jusqu'au tournant du siècle avec un apogée d'usage entre 1860 et 1890. Vers la deuxième moitié du XIXe siècle, la production de cartes de visite en était le principal usage.

 

La photographie orthochromatique utilise une émulsion photographique qui est sensible uniquement à la lumière bleue ou verte, et peut donc être développée sous une lampe inactinique rouge. La sensibilité importante dans le bleu rend les objets bleus plus clairs et les rouges plus foncés. Un filtre cyan qui bloque la lumière rouge peut être utilisé avec un film panchromatique standard pour produire le même effet1. Les films orthochromatiques furent inventés par Hermann Wilhelm Vogel en 1873 par ajout d'une faible quantité de colorants à base d'aniline aux émulsions photographiques qui auparavant n'étaient sensibles qu'à la lumière bleue. Ce travail fut prolongé par d'autres chercheurs, dont Josef Maria Eder, qui introduisit l'usage du colorant rouge érythrosine en 1884.

 

Le pannotype ou panotype est une photographie au collodion sur une toile cirée, parfois sur du cuir. Il a été mis au point en 1853 et c'est un dérivé de l'ambrotype sur des supports moins fragiles que le verre.

 

La photoglyptie, ou Woodburytype, est un procédé opto-mécanique de reproduction et d'impression d'images photographiques inventé par le Britannique Walter Bentley Woodbury en 1864. Après développement du négatif, on obtient une surface en relief, comparable à de la taille-douce et, à l'impression, des tons chauds et une profondeur perceptible dans la netteté des champs. La plupart des images (dont les cartes de visites) furent imprimées en Grande-Bretagne selon ce procédé, entre 1870 et 1900. En France, l'impression par photoglyptie entra en compétition avec la phototypie, sans pour autant la remplacer.

 

La phototypie est un procédé d'impression à l'encre grasse au moyen de gélatine bichromatée et insolée sur plaque de verre. Ce procédé permet un rendu à modèle continu non tramé. La phototypie a été le principal mode d’impression des cartes postales jusque dans les années 1930, où elle a été remplacée par l’impression offset.

 

Le procédé Diaversal de Gevaert, aujourd'hui disparu, permettait d'obtenir des tirages monochromes depuis des diapositives couleur, sans passer par un internégatif. Il s'agissait d'un procédé d'inversion automatique par utilisation d'un papier spécial à double couche : la couche supérieure, une émulsion standard, et la couche inférieure, à laquelle est transmise une partie de l'argent non développé de la couche supérieure lors d'un bain dit d'inversion. Le procédé comprenait les bains suivants : bain de développement dans un révélateur normal : se forme une image négative à la surface de l'émulsionbain d'inversion et de transfert pour formation d'une image positive sous la première imagelavage à l'eau tiède pour faire disparaître l'image négative (frottement à l'éponge)bain de virage pour renforcement de l'image positive (il s'agit d'un procédé de virage pour papier noir et blanc classique)lavage court (l'image n'est pas fixée dans de l'hyposulfite). Ce procédé court (à peu près sept minutes) n'est plus utilisé.

 

Le procédé Van Dyke est un procédé photographique ancien. Il doit son nom à la similarité avec la peinture brun Van Dyck. C'est une version simplifiée du callitype.

 

En photographie, les procédés de « Type-R » utilisent les mêmes techniques chromogéniques que les procédés de « Type-C » pour le tirage depuis négatif couleur.Comme le papier noir et blanc, le papier couleur ne demande aujourd'hui que deux bains de traitement : le révélateur chromogène et le blanchiment fixage (ou « blix ») et un lavage à l'eau. Néanmoins, pour des raisons de facilité d'installation, les développeuses minilab assurent le traitement papier sans eau, le lavage étant alors remplacé par un bain stabilisant. Une fois encore, Kodak a en quelque sorte imposé la normalisation des traitements pour tous les papiers couleur.

 

La spectrophotographie est l'application de la photographie à la photométrie.

 

Tirage quadrichrome au procédé charbon direct. Il s'agit d'une application en couleur du tirage au charbon inventé par Alphonse Louis Poitevin en 1855. Il fut mis au point par Pierre Fresson en 1952, à partir des techniques développées par son père pour les tirages monochromes. Cette méthode, uniquement réalisée sur commande par l'atelier Fresson dans la région parisienne, commence par une décomposition des couleurs de l'image par tirage contact sur des plans films noir et blanc, avec un filtrage RVB qui permet la sélection successive de chacune des trois couleurs complémentaires, et accessoirement des noirs.

 

Le traitement C4 est un traitement universel noir et blanc de films inversibles. Il permet de développer toutes les émulsions (couleur ou noir et blanc, film négatif ou inversible), sauf les Polaroid, pour obtenir un inversible noir et blanc.

 

Le traitement E-6 est aujourd'hui le principal processus de traitement des films inversibles couleur hormis les Kodachromes. Il a été défini par Kodak.

 

Traitement K-14 Le traitement K-14 est le processus de traitement des films inversibles Kodachrome. La version utilisée actuellement est dénommée processus K-14M. Ce traitement diffère grandement des autres processus de développement utilisé aujourd'hui par sa complexité et son nombre d'étapes. Le film Kodachrome n'a pas de coupleurs de couleur intégré. Ainsi, les colorants sont ajoutés au cours du processus de développement, chacun lors d'une étape dédiée. Cette complexité du traitement, ainsi que la nécessité de maintenir les dosages des bains de traitement ont fait que le nombre de laboratoires capables d'exécuter ce processus a toujours été limité. Entre 2007 et 2010, un seul assurait cette prestation de par le monde, Dwayne's Photo Service, au Kansas.

 

Au cinéma et en photographie, le traitement sans blanchiment (bleach bypass) est un traitement spécial en laboratoire qui supprime l'étape de blanchiment durant le développement d'un positif couleur. En faisant cela, l'argent sous sa forme métallique est retenu dans l'image. Cela donne l'impression d'une image en noir et blanc par dessus une image en couleur. La saturation est diminuée, en particulier dans les basses lumières, alors que le contraste est augmenté (surtout dans les hautes lumières). Du fait de la présence de l'argent, l'effet de granulation est plus important et l'image a un aspect « métallique ». Un effet équivalent peut être obtenu à l'aide de filtres et d'imagerie informatique, mais qui ne restitue pas l'aspect de volume et de « métal » lors d'un véritable traitement sans blanchiment.

 

Le virage est un traitement chimique supplémentaire intervenant lors du développement d'un tirage photographique noir et blanc sur papier, dans le but de donner une couleur dominante à l'épreuve. Le procédé consiste à remplacer partiellement l'argent de l'image par un composé de préférence métallique (plus stable).

 

Le XTOL est un révélateur pour films noir et blanc produit par Kodak depuis 1996. Ses propriétés font de lui un révélateur standard, utilisable avec la grande majorité des films et dont les effets peuvent être ajustés en faisant varier la dilution : un équivalent sans hydroquinone du D-76 en quelque sorte.